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Où sont les entrées? Où acheter son billet? Où se trouve la galerie des Glaces? Comment aller au Domaine Marie-Antoinette? Où se trouvent les toilettes?

Cette carte interactive vous accompagne pendant toute votre visite à travers le Château et son domaine . À travers plus de 500 points d’intérêt, « Bienvenue » permet également d’explorer librement le domaine et d’enrichir ses connaissances sur Versailles.

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Bienvenue aux visiteurs du château de Versailles. Le Château et son domaine couvrent une large étendue. Choisissez la zone du domaine que vous souhaitez visiter...
Introduction

Le Parc est accessible gratuitement tous les jours de 7h à 20h30 en haute saison (d'avril à octobre). Dernier accès : 17h50pour les véhicules et 20h00 pour les piétons. Le Parc est accessible gratuitement de 8h à 18h en basse saison (de novembre à mars).

C'est un lieu idéal pour se promener, louer une barque sur le Grand Canal, faire du vélo…

Attention : seule la Grille de la Reine est ouverte pour accéder en voiture au parc du Domaine.

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Ce lieu regroupe le Petit Trianon, le Grand Trianon et le Hameau de la Reine. Les châteaux de Trianon sont ouverts du mardi au dimanche, de 12h à 18h30 en haute saison (d'avril à octobre) et de 12h à 17h30 en basse saison (de novembre à mars). Comptez 3h minimum de visite.

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Les jardins sont ouverts tous les jours de 8h à 20h30 en haute saison (d'avril à octobre) et de 8h à 18h en basse saison (de novembre à mars) sauf événements exceptionnels et les jours de Grandes Eaux Nocturnes (fermeture à 17h30).

Attention, la fermeture des jardins peut intervenir exceptionnellement à 17h30 (dernier accès à 17h). Pour en savoir plus.

Comptez 2h minimum de visite. Les jardins sont gratuits sauf les jours de Grandes Eaux et de Jardins Musicaux.

21 octobre 2016

Je suis née en République Tchèque en 1988, où j’ai suivi ma formation au sein du Conservatoire national supérieur d’art dramatique à Prague (DAMU). J’y ai obtenu en 2011 une licence d’art en dramaturgie et mise en scène sous la direction des professeurs Miloslav Klima et Karel Makonj, puis en 2013 un diplôme de master d’art en mise en scène sous la direction des metteurs en scène Martin Kukucka et Lukas Trpisovsky (duo SKUTR). Durant mes études, j’ai mis en scène de nombreux projets, alternant entre créations collectives ( Foyer, Pas de sucre, Peter Pan ), textes contemporains ( Absinthe de Pierre-Yves Chapalain, Chez Loo de Milos Mazal, Doppler de Erlend Loe ), pièce-audio ( Les contes Woody Allen ), spectacles de marionnettes pour jeune public ( Les habits neufs de l’Empereur et Etoile de Noël ), et projets in situ. J’ai eu également l’occasion d’effectuer un semestre au sein de l’Université Paris 3 où j’ai participé notamment aux ateliers de Joseph Danan et de Marguerite Bordat, ainsi que de mettre en scène une création collective à l’Académie de théâtre de Varsovie (Pologne) avec les comédiens polonais et sous la direction de Piotr Cieplak.

En 2013, j’entame la formation doctorale Sciences Arts Création Recherche au sein du Conservatoire National d’Art Dramatique. Mon projet de thèse, intitulé Image et conscience dans le théâtre , abordera la problématique des différents rôles de l’image (matérielle et mentale) dans la création théâtrale. Il s’agira d’explorer les différents rôles et fonctions possibles de l’image fixe (la peinture, le dessin, la photographie) dans le processus de création théâtrale. Imaginer et structurer l’utilisation du « matériel image » dans le travail. Investiguer la multiplicité des approches possibles et leur portée dans la démarche de création et dans la rencontre avec l’équipe créative, et plus particulièrement dans le travail de direction d’acteurs. Ce travail de recherche sera mené autour et à travers trois ou quatre projets de mise en scène reliés au thème dramaturgique de la conscience. Je m’attacherai à développer et affirmer une approche de création transversale et pluridisciplinaire, une co-construction des projets avec des « professionnels de l’image » (photographes, peintres, plasticiens, scientifiques…). Ces travaux de mise en scène s’appuieront sur les matériaux suivants : Paysage sous surveillance de Heiner Müller, Les masques noirs de Leonid Andreîev, Macbeth de William Shakespeare et Jugement dernier de Hieronymus Bosch.

Mon projet de thèse est encadré par Jean-Loup Rivière (Directeur, ENS-LSH et CNSAD).

Illustrations des spectacles : Absinthe (2012), Chez Loo (2012) © Linda Duskova

SACRe - Jennifer Douzenel

Mesurer le monde

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Michel Verjux, Artiste et MCF HDR Paris 1 Co-directeur de thèse : François-René Martin, ENSBA Discipline : SACRe, Arts visuels Date de soutenance : 11 décembre 2017

Composition du jury :

Résumé :

Le format de la thèse intègre des vidéos : Blink (2017) 3’14». Ibusuki (2017) 5’45». Nature Morte (2016) 5’41». Ticao (2016) 4’21». Jupiter (2016) 1’04». Travelling (2015) 2’55». Eidolôn (2015) 3’54». Mascaret (2015) 16’00». Eugeniusz Kalamarz (2015) 1’55». Mont Fuji (2014) 3’33». SongKol (2014) 1’08». Paris (2013) 3’28». Mao (2013) 3’00». Zip (2013) 12’59». Voile (2013) 1’42».

Bio:

Depuis mon diplôme en 2009 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris je conçois uniquement des vidéos pensées comme des tableaux s’inscrivant dans la continuité de la tradition picturale où la temporalité se joue comme un élément plastique. Mon geste est simple ; j’enregistre des moments du réel réduit au cadre d’un seul plan fixe comme on pourrait découper une fenêtre au scalpel.

Je suis une « chasseuse de miracles ». Je traque d’éphémères moments de grâce où la réalité est transfigurée. Silencieuses, mes vidéos appellent à la contemplation de l’inutile. Elles sont un presque rien, une attention, une attente à la vie qui aspire à élucider la complexité du monde.

Il existe deux familles de vidéos dans mon travail. Celles que je « traque », c’est-à-dire celles que je vais chercher de manière intentionnelle sur un territoire défini avec un motif en tête. Et celles que je capture « à l’affût », hasards que je saisis au vol parce qu’ils appartiennent à mon vocabulaire.

Le programme de recherche Sacre me permet de créer une nouvelle famille. En plus de la « traque » et l’« affût », modes de chasse qui peuvent être solitaires, il y a la « courre » et la chasse « au filet », qui l’une et l’autre réclament un travail d’équipe. Cette troisième voie qui permet d’envisager la « chasse aux miracles » dans mon travail consiste à m’intéresser à ce qui résiste à l’investigation de toute une équipe de chercheurs scientifiques sur un territoire donné, aux scories, aux excentricités, à tout ce dont la complexité n’est pas réductible à des modèles scientifiques, à ce qui, pourtant, paradoxalement, serait invisible sans ce travail de défrichage de la science.

Je n’envisage pas la science comme l’opposée de l’art (vieille représentation issue de dichotomies surannées) mais comme une entreprise de construction d’un rapport au monde très proche de l’art.

Alors, pousser les portes des laboratoires scientifiques qui «manipulent» des motifs qui pourraient appartenir à mon travail, m’initier à leurs recherches et collaborer avec eux est non seulement un moyen de créer de nouvelles pièces qui n’auraient pu naître sans ce nouveau mode de chasse mais également d’envisager une nouvelle façon de mener la recherche en art. Produire de la connaissance partageable. Pas moins.

Au premier semestre ces recherches ont donné lieu à une collaboration avec les chercheurs en géologie de l’UCAS (University of Chinese Academy of Sciences) de Pékin.

Mes recherches sont dirigées par François-René Martin (théoricien) et Michel Verjux (artiste).

SACRe - Lyes Hammadouche

Temps ductile

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Emmanuel Mahé Co-directeur de thèse : Jérôme Sackur, MCF HDR, ENS Discipline : SACRe, Design

Bio / Résumé :

Je suis né à Alger, en 1987, je suis entré aux Beaux-Arts de Poitiers puis ai été diplômé de l’école supérieur des arts décoratifs de Paris en 2013.

Dans mes productions, je crée un cycle, j’entretiens un rythme, j’englobe un espace et tente d’en percevoir le détail, je cherche la limite entre l’immobilité et le mouvement. Mes créations sont des vecteurs visant à étirer la conscience ponctuelle et fuyante du temps. Lorsque toute l’attention est happée dans chaque seconde qui passe, lorsque l’esprit entre dans un état quasi méditatif, proche du vide, il peut alors faire la pleine expérience du temps.

Les pièces que je crée sont des outils inspirés par les mécanismes de l’induction hypnotique, ils sont des vecteurs donnés au spectateur afin qu’il puisse se mettre dans un état modifié de conscience.

Aujourd‘hui je suis étudiant en doctorat PSL-SACRe (practice based). Emmanuel Mahé, chercheur HDR ENSAD et Jerôme Sackur, chercheur en sciences cognitives à l’ENS sont respectivement directeur et co-directeur de ma thèse.

I was born in Algeria in 1987, came to France in 1993 and graduated from the École des Arts Décoratifs Paris in 2013.

Throughout my works I create a cycle, I maintain a rhythm, I include a space and try to perceive it’s details. I am looking for the limit between immobility and movement. My creations are vectors aiming to stretch our punctual and fleeting awareness of time. When all the attention is focused on every passing second, when the mind enters in an almost meditative state, close to emptiness, only then we can fully experience time.

The works I’m creating are tools inspired by hypnosis induction mechanisms, they are vectors given to the spectator aiming to help them get into modified consciousness states.

Today I am PhD student in the PSL-SACRe school (practice based Phd), affiliated to the École des Arts Décoratifs. The researchers Emmanuel Mahé and Jerôme Sackur are respectively director and co-director of my thesis.

SACRe - Gaëlle Hippolyte

Le bruissement de l’auteur: Dessin d’art et image document

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Pierre Alferi, HDR ENSBA Discipline : Arts visuels Date de soutenance : 23 novembre 2016

Composition du jury :

Bio / Résumé :

J’ai obtenu le Diplôme National Supérieur d’Arts Plastiques à l’école nationale des Beaux Arts de Paris en 2007 et avant ça le Diplôme National d’Arts Plastiques à l’Ecole Pilote Internationale d’Art et de Recherche, Villa Arson, Nice.

Mon directeur de recherche est le poète et philosophe Pierre Alféri, l’artiste Dominique Figarella encadre et accompagne également mes recherches.

Depuis 2008, Lina Hentgen et moi formons le duo « Hippolyte Hentgen » : une troisième personne faite de nos deux noms de famille. Ce nom n’est jamais qu’une fiction ; ce n’est pas l’auteur qui parle mais son double fictif. Notre territoire de recherche se centralise principalement sur le dessin et l’image, mais tente également diverses ouvertures vers d’autres domaines de représentation : écriture, théâtre, danse, bande dessinée, musique.

Notre collaboration est née d’une culture commune et du constat troublant d’une familiarité évidente dans nos travaux antérieurs à notre association. À ceci, s’est rapidement ajoutée une curiosité pour le travail en binôme qui réinterroge de fait la notion d’auteur, cette notion étant au centre de nos préoccupations communes.

Nous puissions dans un répertoire volontairement citationnel où les sujets semblaient n’avoir que peu d’importance : Photos anonymes, coupures de presse, travaux manuels amateurs ou détail clairement repérables, se retrouvaient traitées avec la même neutralité méthodique, la même indifférence inexpressive.

Les questions qui nous traversaient, remettaient en cause la possible place de l’auteur dans le processus créatif et la difficulté à pouvoir dire de grandes choses, des choses nouvelles, de pouvoir livrer une émotion après un siècle d’images reproduites à outrance.

S’associer en une troisième personne fictive à laquelle nous déléguons le rôle d’auteur , de signataire, procède t-il d’un intérêt lui même double, d’abord repenser la lecture d’une image dans un principe d’anonymat propre à l’ère industrielle mais également, d’une certaine manière, nous rassurer mutuellement sur la faisabilité d’une pareille entreprise dans une époque où les questions de pratiques, de formes ou de représentations se trouvent quelque peu noyées dans leurs propres contradictions. Reste bien entendu, derrière le double patronyme Hippolyte Hentgen, deux individus et deux pensées complices mais distinctes. C’est donc, en mon nom propre que je participe à ce programme doctoral tout en m’appuyant sur l’argument et la complicité de notre exercice à quatre mains.

Mon sujet de thèse s’intitule : « ». Ce qui m’intéresse d’abord dans le dessin, c’est sa capacité, sa puissance, à reproduire. C’est au travers de cette faculté première que se pose donc la question du document.

Il s’agit de poser le problème global du rapport entre le réel, l’image, la copie et la trace … L’enjeu est de saisir, méthodiquement, les mouvements possibles d’intégration de documents dans le dessin. Il faudra comprendre et organiser quelle trace du réel ils sont dans l’oeuvre et de quelle façon en fonction de leur nature propre ils participent à ce devenir.

La question de la fixation des images (non artistiques), comme objet aux propriétés spécifiques et celle de la fixation des images documentaires conforme au principe phénoménologique, selon lequel toute image fixée est l’image de quelque chose.

L’enjeu de la recherche est de parvenir à montrer que cette ambivalence de principe est à la fois le fond et la forme. Mais aussi le moteur qui permet de comprendre de qu’elle manière s’organise l’incorporation de ces citations documentaires, de ces matériaux et de leurs différentes poétiques au médium dessin ainsi qu’à ses déploiements dans l’espace.

SACRe - Lara Hirzel

« Châteaux intérieurs », du théâtre de la mémoire aux espaces imaginaires

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Jean-Loup Bourget, PR émérite ENS Ulm Encadrant artiste : Jean-Charles Fitoussi, réalisateur Discipline : Etudes cinématographiques Date de soutenance : 17 novembre 2016

Composition du jury :

Résumé :

est une thèse composée de trois films, d’une installation vidéo et de deux scénarios. Ces travaux reposent sur des interrogations liées au lieu et à sa mémoire. Des mnémotechniques rhétoriques de l’antiquité aux usages du flashback dans le montage cinématographique, cette recherche traverse les champs de la photographie, des arts plastiques, de la littérature et du cinéma afin d’inventer ses propres usages plastiques de concepts philosophiques. Chaque projet développe sa façon propre d’aborder le sujet de la représentation d’un espace fantasmé, imaginé ; façons liées au « genre » des propositions, à la place laissée au spectateur et, au cœur même des films, à la multiplicité des subjectivités des personnages. Ainsi, le film convoque saint Augustin et l’art de la mémoire tandis que joue des effets de montage et de réminiscences. lie lieux réels et espaces fictionnels par l’installation dans le village de Binic. La déambulation est alors une autre manière de rejouer le trajet discursif de la méthode des . Le scénario , adapté des de Virginia Woolf, singularise quant à lui une multiplicité de points de vue sur un même temps partagé dans un lieu unique. D’une autre manière, joue avec la figure de la baleine comme lieu symbolique sur lequel achoppent et divergent les imaginaires. Enfin, en utilisant l’idée d’espace intérieur dans la fiction même, le projet des propose une voie d’actualisation d’anciennes propositions philosophiques et théologiques, autour d’une variation moderne du personnage de sainte Thérèse d’Avila. Ce dernier scénario agrège ainsi plusieurs concepts fréquemment évoqués, repris, mentionnés dans la topique chrétienne, ici distordus, transformés et utilisés dans la fiction même.

SACRe - Ianis Lallemand

Matière en acte : les rapports entre conception et matérialité dans la production matérielle numérique

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Antoine Picon, PR Univ. Harvard, DR ENPC Co-directeur de thèse : Samuel Bianchini, MC ENSAD Discipline : SACRe, Design Date de soutenance : 5 décembre 2017

Composition du jury :

Résumé :

Alors que l’évolution des pratiques de fabrication numérique dans les champs de l’art, de l’architecture et du design semble pointer vers l’émergence d’une « nouvelle matérialité », marquée par les développements contemporains de la robotique, de la computation et des sciences des matériaux, les discours entourant l’usage des machines à commande numérique restent trop souvent dominés par une compréhension passive de l’idée de matière. Cette thèse se propose d’actualiser la vision des rapports entre conception numérique et matérialité, en développant des schémas productifs ouverts à l’expression de formes d’agentivité matérielle. Cherchant à dépasser l’articulation prescriptive traditionnelle entre conception et fabrication, elle défend l’idée d’une redistribution de l’autorité vers un réseau d’acteurs productifs autonomes. L’argument développé vise avant tout à mettre à jour des méthodologies pratiques ainsi qu’un cadre conceptuel partageables, susceptibles d’être réinvestis par d’autres praticiens. Cinq expérimentations pratiques, reliées par leurs usages prospectifs de la programmation et de la fabrication numérique, en constituent l’ossature empirique. Mobilisant des auteurs comme Gilbert Simondon et Andrew Pickering, le travail de conceptualisation réalisé permet d’opérer un retour réflexif sur ces expériences, et d’en situer les enjeux au regard d’un certain nombre de précédents historiques, tels ceux de la production numérique non standard et de la cybernétique.

Bio :

Mes recherches plastiques m’ont conduit à m’intéresser aux transformations opérées par le numérique sur la notion de matérialité.

Si la matérialité désigne la « façon dont nous faisons l’expérience du monde comme quelque chose qui est à la fois distinct de nous et relié à ce que nous sommes par des multiples canaux » [1], elle constitue bien une notion activement redéfinie par le numérique, qui transforme notre rapport au monde dans un double mouvement de personnalisation intime et de partage collectif de nos expériences. De manière paradoxale, les conditions matérielles du fonctionnement des technologies numériques s’effacent pourtant aujourd’hui au profit de métaphores comme celle du renvoyant l’image d’un univers numérique infiniment fluide et distant, en constante métamorphose.

Certaines pratiques de l’art, de l’architecture ou du design contemporains négocient avec ce paradoxe en proposant des formes de « matérialisation » des flux numériques. Le terme de , parfois employé pour désigner ces pratiques, sous-entend de fait la nécessité d’un retour vers des formes tangibles d’expérience, après l’intérêt porté à la réalité virtuelle et augmentée dans les années 1990 et 2000 [2].

La plupart de ces expérimentations visent à produire des objets qui se comporteraient comme les traces matérielles de processus numériques invisibles. Ces objets sont implicitement légitimés par l’existence de relations de correspondance, voire de détermination, liant leurs caractéristiques formelles aux propriétés objectives des flux numériques.

Dans les faits, pourtant, ces relations restent difficilement appréciables sur la base des objets seuls : le plus souvent, ceux-ci paraissent évoquer métaphoriquement l’univers numérique en général, plutôt qu’exposer de manière lisible des liens avec des processus numériques spécifiques. Dès lors, comment imaginer une forme matérielle permettant d’opérer une remontée vers la compréhension d’un processus numérique ?

Cette question est centrale pour mes recherches. L’enjeu est celui du dépassement du cadre conceptuel de la « matérialisation » des flux numériques, afin de produire des formes qui ménageront une lisibilité des processus numériques ayant contribué à leur création — tout en conservant leur autonomie en tant qu’objets artistiques.

Dans cette perspective, mes recherches s’articuleront autour de l’hypothèse suivante : le dialogue entre processus numériques et logiques matérielles doit se traduire par une mise en oeuvre en continu des flux numériques, et non par la production d’un objet finalisé. La problématique de la lisibilité est donc à mon sens indissociable de la question de la dynamique, ou de la temporalité, des interactions entre matière et processus numériques.

[1] Picon, A., Culture numérique et architecture : une introduction, Birkhäuser, Basel, 2010. [2] Voir par exemple l’exposition Out of hands: Materializing the Postdigital, organisée en 2013 au Museum of Arts and Design de New-York)

SACRe - Jean-Baptiste Lenglet

Horizons perdus : comment le cinéma expérimental et la sculpture ouvrent à l’installation

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Alain Bonfand, PR ENSBA Co-directeur de thèse : Marie-José Burki, Artiste ENSBA Discipline : Arts visuels Date de soutenance : 24 mars 2017

Composition du jury :

Mots clés : Cinéma expérimental, Sculpture, Installation, Phnom Penh, Tokyo, Lhassa

Résumé de la thèse :

La thèse de doctorat « » explore l’idée d’animer un collage. Elle regroupe un ensemble d’œuvres, de natures diverses. Voyage circulaire en Asie, le projet est structuré en trois stations : Phnom Penh, Tokyo et Lhassa. Du filmage de ces villes à l’exposition finale, la pratique du collage est centrale. D’un médium à l’autre, d’une séquence à l’autre, il s’agit de découper des formes et de les présenter dans un nouveau contexte. Migration d’images, montage, composition… le collage a engagé une série de questions dont les réponses ont façonné ce travail. Dans la thèse, les villes sont autant un sujet d’étude qu’un modèle conceptuel. Les œuvres sont comme des architectures. Ce sont des espaces clos, d’essence sculpturale, qui se doivent ensuite d’entrer en relation afin de constituer un tout. Le titre « Horizons perdus » est peut-être la nostalgie de cette totalité.

Bio :

Né à Nîmes en 1984, Jean Baptiste Lenglet vit et travaille à Paris. Avant de rentrer à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux- Arts il suit un master en théorie du cinéma à Paris 3. Ses recherches influencent sa pratique plastique et guident son intérêt pour le cinéma. Après un semestre d’étude à Cal’Arts (Los Angeles), il passe son diplôme de cinquième année, « A Nightmare on Hopi Street », qui se constituait comme une installation totale. L’artiste eut ensuite l’occasion de montrer son travail dans plusieurs expositions collectives et personnelles en France et à l’étranger. Aujourd’hui il présente, dans le cadre du programme doctoral SACRe, un vaste projet vidéographique nommé « Horizons perdus » autour de trois capitales asiatiques : Phnom Penh, Tokyo et Pékin. Enfin, attiré par la pratique du livre d’artiste et du commissariat, il s’investit en tant que co-fondateur du projet d’auto-édition de « The Panels Of Silence », ainsi qu’en tant que co-fondateur du centre d’art « Virtual Dream Center » (www. virtualdreamcenter.xyz).

SACRe - Lara Morciano

Ecriture composée du son, du temps et de l’espace dans l’interaction entre instruments et dispositifs numériques synchrones

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Gérard Assayag, DR HDR IRCAM Discipline : SACRe, Composition musicale

Bio / Résumé :

J’ai commencé mes études musicales dès mon plus jeune âge par le piano et obtenu mon diplôme, avec les plus hautes distinctions, à l’âge de 16 ans. J’ai ensuite étudié la composition au Conservatoire Sainte-Cécile à Rome et obtenu différents diplômes en Musique chorale et direction de choeur, Piano, analyse et réduction de la partition, Composition. J’ai poursuivi mon perfectionnement avec Franco Donatoni à l’Académie nationale de Sainte-Cécile, puis, en France, au CNR de Strasbourg dans la classe d’Ivan Fedele.

Ma démarche artistique s’est orientée de plus en plus vers la recherche d’autres possibilités de traitement du matériau sonore ainsi que vers l’interaction entre instruments et environnement informatique. De 2005 à 2006 j’ai suivi le Cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam et, en 2009, j’ai obtenu un master d’Arts, spécialité Musicologie, création, musique et société, à l’Université Paris-VIII.

Mon travail a bénéficié de commandes d’oeuvres, notamment du Ministère de la Culture française, de l’Ensemble intercontemporain, de l’Ircam-Centre Pompidou, du Festival Musica de Strasbourg, de la Biennale de Venise, du ZKM de Karlsruhe, du Mécénat musical de la Société Générale, etc. Mes oeuvres sont créées en France et à l’étranger par des ensembles tels que l’Ensemble intercontemporain, Court-circuit, TM+, 2e2m, Accroche Note, Contrechamps, Algoritmo et avec des interprètes comme Hae-Sun Kang, Garth Knox, Claude Delangle et Mario Caroli.

J’ai été lauréate de la sélection Tremplin 2008 de l’Ensemble intercontemporain et de l’Ircam et, en 2012, du concours international de composition Prix Giga-Hertz en Allemagne pour (2011) pour violon et électronique, commande de l’Ircam-Centre Pompidou, crée par Hae-Sun Kang au Centre Pompidou en 2011.

Dans le cadre du doctorat SACRe-PSL, je mène une recherche intitulée « Ecriture composée du son, du temps et de l’espace dans l’interaction entre instruments et dispositifs numériques synchrones », dirigée par Gérard Assayag (Ircam) et encadrée par Stefano Gervasoni et Luis Naón (CNSMDP). Ce projet de recherche vise à étudier l’intégration contemporaine, dans la composition et la performance, des outils technologiques et artistiques correspondant à l’état de l’art en matière d’interaction temps-réel entre production instrumentale, production numérique du son et production de formes spatio-temporelles dans le lieu d’écoute. Je m’intéresse notamment à des applications technologiques et musicales liées à certaines thématiques de mon activité compositionnelle, telles que l’interaction temps-réel contextualisée entre l’interprète et l’ordinateur, les paradigmes informatiques pour la gestion du temps et les outils de synchronisation, la recherche sur la question du timbre instrumental, l’interaction avec l’espace et la relation avec d’autres formes artistiques. L’idée principale de mon travail sera centrée sur l’interaction en temps réel avec des dispositifs informatiques «intelligents” dans le cadre d’une écriture particulièrement virtuose avec des aspects spécifiques de construction temporelle et spatiale, cette situation hybride influençant en retour la nature de l’écriture elle-même.

SACRe - Augusta Müller

Architecture et socialité Le design architectural d’une école nationale supérieure d’art et de design : l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD – Paris) Une analyse empirique par la sociologie de l’architecture

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Marc Crépon, PR ENS Co-directeur de thèse : Emmanuel Mahé, HDR, ENSAD Discipline : SACRe, Design Date de soutenance : 4 décembre 2017

Composition du jury :

Résumé :

Cette recherche portant sur l’influence de l’architecture sur le comportement social se situe dans un certain contexte temporel, dans lequel l’édifice rationnel de la modernité est devenu fragile depuis longtemps, et où le paradigme communicatif est souvent remis en cause en tant que particularité des comportements sociaux. L’apparition des théories pratiques concernant la sociologie a souligné l’importance des éléments matériels pour que s’élabore le caractère social ; ces éléments ne sont pas seulement des objets culturels inertes, mais bien des choses qui provoquent des associations et des incidences vivantes et mobiles lorsqu’on les utilise. On attribue alors à ces associations et incidences une proportion de caractère social non négligeable, mais qui est peu étudié empiriquement. Cette recherche portant sur l’influence de l’architecture de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) sur le comportement social s’est penché sur les incidences et les associations qui apparaissent en fréquentant le bâtiment. Trois questions ont ainsi jalonné notre développement : premièrement, comment agit l’atmosphère architecturale de l’EnsAD sur la socialité ? Deuxièmement, comment agissent les éléments architecturaux de l’EnsAD sur les mouvements sociaux ? Et troisièmement, comment l’atmosphère architecturale et les éléments architecturaux maintiennent le social stable ? Ces questions montrent l’objectif de cette recherche, qui est de dépeindre de manière descriptive l’influence de l’architecture de l’EnsAD sur le comportement social, en se basant sur ses incidences et ses associations. Pour préparer le bâtiment de l’EnsAD pour une étude empirique, nous l’avons divisé en dix parties. Nous avons utilisé une méthode triangulaire pour l’étude empirique. Nous avons donc défini l’atmosphère architecturale de l’EnsAD grâce à une enquête quantitative menée avec les étudiants. Nous avons étudié le rapport associatif des éléments architecturaux de l’EnsAD grâce à la théorie de l’acteur-réseau, en nous basant sur un entretien collectif avec des étudiants. Les résultats ont pu reconstituer les différentes atmosphères dans l’enceinte de l’EnsAD, faire ressortir le rôle de la perception des incidences, traiter la fonction de soutien de l’atmosphère architecturale, révéler un jeu entre le clair et l’obscur dans l’architecture de l’EnsAD, et montrer les associations qui accompagnent les éléments architecturaux. En comparant les résultats des deux méthodes, aucune contradiction n’est apparue. Au contraire, ils se complétaient et s’enrichissaient, et donnaient même un aperçu global du rapport entre l’architecture et la socialité que l’on n’aurait pas pu obtenir sans confronter les deux méthodes.

Bio :

J’ai commencé mes études à Florence, dans le domaine du dessin industriel, puis j’ai rejoint l’université de Munich pour engager une réflexion plus philosophique sur le design. Enfin, j’ai étudié à Paris l’histoire de l’art et la philosophie. J’entends maintenant conjuguer ces différentes expériences passées en travaillant sur le thème : Design et Fétichisme, titre de ma thèse.

En effet je ne perçois le design ni comme une forme purement fonctionnelle ou industrielle, ni comme un objet uniquement artistique. Je le considère comme un thème de recherche véritablement interdisciplinaire qui s’inscrit dans une suite logique des études que j’ai menées jusqu’à présent. Pour obtenir une théorie du design accessible et montrer les premières caractéristiques et fondations d’une science du design, le design doit être défini par rapport au fétiche, de manière non duale. Dans cette perspective, les aspects scientifiques et théoriques rentrent en compte au même titre que les rapports à la rationalité économique. Une science du design, qui situe le design dans le monde des choses, le conçoit comme un médiateur, par lequel se constitue la socialisation. En prenant le fétiche comme référence on peut montrer quand le design est authentique et quand il ne l’est pas. Cette possibilité de différencier devient de plus en plus importante dans la mesure où le design s’étend à de vastes domaines de la vie. J’ai souhaité participer au programme doctoral SACRe pour approfondir ma recherche théorique tout en pouvant échanger avec des étudiants pratiquant d’autres formes d’art qui pourront enrichir mes travaux.

Mon directeur de thèse est Marc Crépon (Directeur de recherches CNRS, ENS), mon co-directeur Emmanuel Mahé (Directeur de la Recherche, ENSAD).

SACRe - Marie-Hélène Pigis

Temps, art et production. L’Atelier de Recherche et de Création au sein du Mobilier national : anachronisme ou modèle pour le futur ?

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Nadeije Laneyrie-Dagen, PR, ENS Co-directeur de thèse : Emmanuel Mahé Encadrant artiste : Marc Bayard, Mobilier National Discipline : SACRe, Arts visuels

Bio / Résumé :

Mon travail de thèse au sein du cursus SACRe est réalisé en co-direction entre M. Emmanuel Mahé (ENSAD, directeur) et M. Marc Bayard (Mobilier National, co-directeur).

Sous le titre « Temps, Art et Production : en quoi le temps est-il le ferment d’une conception et d’une production durables, créatives et désirables ? », ma recherche se situe dans le sillage du mouvement Slow, qui s’attache à retrouver individuellement et à essaimer collectivement un « temps juste » équilibré.

Mon objet d’étude, d’abord centré autour de l’artisanat d’art, s’élargira à la démarche « artisanale » des artistes, mais aussi aux nouveaux gestes et valeurs « artisanaux » que l’on retrouve dans les pratiques collaboratives des hackers ou des usagers de Fablab, qui réinventent de nouvelles formes de co-production et de création.

Mon corpus d’analyse portera sur les différentes théories du temps (psycho-sociologie et philosophie), du geste de l’artisan mais aussi des enjeux contemporains de notre environnement digital.

La synthèse de ces sources me permettra d’investiguer si le temps long passé à réaliser un objet génère des impacts positifs dans le processus de production de l’objet (et la satisfaction de l’artiste ou l’artisan qui le réalise), mais aussi dans le résultat obtenu et la perception par le spectateur, acquéreur ou consommateur de l’objet.

Dans le cadre du Mobilier National, je m’attache à étudier le fonctionnement et les réalisations de l’Atelier de Recherche et Création (ARC) qui, en raison de ses spécificités structurelles, produit des pièces de mobilier avec peu de contraintes temporelles, mais avec pour défi de servir les lieux de pouvoir, et de réussir à réaliser des innovations techniques ou esthétiques impliquant des méthodes traditionnelles ou nouvelles.

Par ailleurs, je suis les productions et interventions du laboratoire d’idées SlowMade (« fait avec tout le temps nécessaire ») créé en novembre 2012 par Marc Bayard pour le Mobilier National, avec le support de l’Institut National des Métiers d’Art.

SACRe - Laura Porter

« Royal Secrets in the Queen’s BodyFat »

Première inscription : 2013 Directeur de thèse : Daniel Milo, MC HDR EHESS Encadrant artiste : Dominique Figarella, Peintre, Chef d’atelier ENSBA Discipline : SACRe, Arts visuels Date de soutenance : 13 décembre 2017

Composition du jury :

Résumé :

Pour cette thèse par la pratique, une sélection de travaux réalisés durant le doctorat SACRe PSL ont été présentées en décembre 2017 dans la salle Foch des Beaux Arts de Paris – lieux également de la soutenance de thèse le 13 décembre 2017. L’exposition rassemble un échantillonnage des expériences de sculpture et d’installation réalisées les quatre années du doctorat. Ces années ont été orientées par l’idée persistante qu’il y a – dans toute forme artistique – un rapport au corps. C’est un face à face avec un corps fantôme dont seule la partie mécanisée apparaît comme sculpture, et dont le moule morphologique opère comme plus-value.

Le titre « Royal Secrets in the Queens Body Fat » est directement emprunté d’un article des sciences dures qui analyse le rôle de l’engraissement des abeilles larves des futures reines et donc la fonction du surplus dans un système de production. Mesurer le corps et produire du surplus sont deux aspects de nos économies de production qui alimentent mon travail – d’où l’importance que j’accorde au mangeable et à la graisse. Le titre de l’exposition Judgement of Crop (jugement de la moisson), complémentaire du titre de la thèse, insiste sur la quantification, l’examen à l’unité près de tout ce qui peut être dépensé, récolté.

Bio :

Née à la Nouvelle-Orléans en Louisiane, je réside en France depuis 6 ans. Je suis diplômée de l’Ecole nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy ou j’ai obtenu le DNSEP et Master 2 avec les félicitations du jury à l’unanimité en 2012. En 2013, j’ai été résidente à la Cité Internationale des Arts de Paris. J’ai participé entre autres à l’exposition organisée par Raimundas Malasauskas au Centre Georges Pompidou et à l’exposition collective à l’Abbaye de Maubuisson. Au mois d’avril 2012, j’ai exposé l’installation à la galerie Ygrec dans le cadre de Drawing Now. J’étais en résidence en Estonie à Tallinn en été 2012, ainsi qu’au Cameroun à Bandjoun Station. Au mois d’avril 2013, mon installation/performance était exposée à l’occasion de la Poppositions Art Fair au Brass de Bruxelles.

Je m’intéresse au dessin, au langage, aux diagrammes, décors, collages, et je réalise principalement des installations à partir d’objets industriels et inertes (objets ergonomiques, matières plastiques ou organiques, texture, lumière…). Mes recherches portent sur les systèmes de production et les paradoxes de la valeur.

Ma thèse s’intitule , titre emprunté à une étude sur le rôle joué par la royalactine, composant de la gelée royale, dans la distinction entre abeilles ouvrières et reines. Le système de production et de division du travail des abeilles tire sa hiérarchie et son ordre de cette dépense faite dans l’engraissement. En partant de ce phénomène, mon étude explore le rôle du corps humain dans les économies de production actuelles, en particulier les objets ergonomiques, les matières synthétiques, et l’industrie du jetable. Je rédige ma thèse sous la direction de Daniel Milo (EHESS). Dominique Figarella, chef d’atelier à l’ENSBA, est mon artiste encadrant.

SACRe - Giovanni Bertelli

Son, geste, Ecriture : Pour une musique théâtrale

Première inscription : 2014 Directeur de thèse : Marc Battier, PR, Paris IV Encadrant artiste : Frédéric Durieux, Compositeur Discipline : Composition musicale

Bio / Résumé :

Compositeur, je suis né à Vérone en 1980. J’ai commencé mes études musicales dans le conservatoire de ma ville natale, où j’ai remporté les prix de piano et composition. Parallèlement, j’ai obtenu une maîtrise en philosophie à l’université de Vérone. En 2008, j’ai été admis directement en Master dans la classe de Stefano Gervasoni au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) ; ensuite, j’ai participé aux cursus de l’Ircam en 2010 et 2011. J’ai reçu des commandes de la Biennale de Venise, Radio France, Musik der Jahrhunderte et j’ai collaboré avec des formations comme le quatuor Arditti, Alea III, Ascolta, Bit20, Court-Circuit, Divertimento ensemble, Linea, Neue Vocalsolisten.

Comme j’ai toujours été fasciné par la dimension théâtrale de la musique, mon projet de doctorat concerne l’étude du rapport entre le son et les gestes physiques à l’origine de sa production. Au niveau de la composition, mon but est l’élaboration d’un ensemble de pièces dont le centre d’intérêt sera l’intégration du rendu sonore avec les aspects performatifs et visuels de l’exécution musicale. Ma préoccupation principale sera de ne pas ajouter un niveau supplémentaire à la performance musicale : au contraire, je vais chercher à l’intérieur de la pratique instrumentale et vocale les mouvements et les gestes qui peuvent faire objet d’une organisation complémentaire.

D’un point de vue théorique, je voudrais créer un catalogue de gestes instrumentaux et, plus généralement, des gestes liés à la performance musicale selon l’analyse de leur morphologie : ce catalogue, à mi-chemin entre musicologie et orchestration, constituerait la ressource primaire pour orienter mon travail artistique.

Pour ce qui concerne les nouvelles technologies, leur application suivra deux lignes distinctes de recherche : d’un côté, l’exploitation d’outils et de techniques pour la captation du geste, ainsi que les problèmes relatifs au mapping et, plus généralement, à la transformation d’un nombre de données spatiales en éléments temporels et musicaux. De l’autre, la notion du geste sera élargie à celle plus extensive de mouvement, à travers un travail de lutherie électronique : une partie du projet sera dédiée à la construction d’automates musicaux, qui pourront être utilisés comme des objets autonomes, à la fois chorégraphiques et sonores, mais aussi comme de véritables instruments à jouer lors d’un concert ou d’une performance.

Ma thèse est dirigée par Marc Battier, professeur à l’université Paris-Sorbonne ; le travail artistique est encadré par Frédéric Durieux, professeur au CNSMDP.

http://brahms.ircam.fr/giovanni-bertelli http://www.paris-sorbonne.fr/l-universite/nos-enseignants-chercheurs/article/battier-marc Chaussures de Boxe Homme 44 EU Kickers Bottine Legendiknew 4202985092 Chaussures de Football Homme black Nike Wmns Epic React Flyknit iPKEgFFDs

SACRe - Marcus Borja

Poétiques de la voix et espaces sonores : La musicalité et la choralité comme bases de la pratique théâtrale

Première inscription : 2014 Directeur de thèse : Jean-François Dusigne, PR Paris VIII Encadrants artistes : Sylvie Deguy (CNSAD) et Luis Naon (CNSMDP) Discipline : SACRe, Théâtre Date de soutenance : 1 décembre 2017

Composition du jury :

Résumé :

Ma recherche dans le cadre de SACRe a pour but de démontrer et faire agir – de façon consciente et organique – dans le travail du plateau, la similarité des modes de perception et structuration du temps dans la musique et dans le théâtre et proposer, à partir de cette relation, une base solide et un langage commun au travail de l’acteur, du musicien, du performer et du metteur en scène. Mes travaux porteront essentiellement sur la dimension sonore et l’approche musicale du théâtre (écoute, rythme, ligne mélodique, harmonie, contrepoint) aussi bien en ce qui concerne l’investigation et interprétation du texte qu’au niveau de la dynamique et des mouvements scéniques. Il s’agir de mettre en évidence, au moyen de multiples expérimentations déclinant les différentes possibilités offertes par la scène, la nature essentiellement musicale – notamment en ce qui concerne le rapport temps-rythme et l’harmonie « chorale » – des principes structurant l’organisation et l’accomplissement du phénomène théâtral. Prenant la musicalité comme base du travail de l’acteur et de la construction scénique, il s’agira de décliner, au fil des différents travaux et expérimentations pratiques, la notion/dispositif de choralité. La polyphonie m’intéresse énormément, le mélange de timbres, de couleurs, d’harmoniques… même quand il ne sera pas nécessairement question de « notes musicales » à proprement parler. La voix est au centre de cette recherche. La gamme très vaste de possibilités sonores et expressives que peut produire notre appareil phonateur – qui se multiplie encore à l’infini quant on combine les sons produits par plusieurs personnes vocalisant ensemble – est une porte grande ouverte à la création : c’est de la matière poétique concrète, malléable, élastique, transformable. Que ce soit la voix parlée, le cri, le rire, le chant lyrique, traditionnel, populaire ou expérimental, sa relation et l’engagement qu’elle entraîne avec le corps en mouvement : tout ce monde m’intéresse et m’inspire. C’est l’univers dans lequel je compte travailler et créer en tant qu’interprète, compositeur, enseignant, chef de chœur, performer, comédien ou metteur en scène. Penser, explorer e potentialiser la musique – ou, plus largement, la notion bien plus vaste de musicalité – comme matière-première « concrète », indissociable du travail de l’acteur, inscrite au présent de la scène e du jeu, tel est le but de ce projet de recherche. Bien plus qu’un ensemble de codes et compétences formelles ou académiques dépendantes d’une seule voie d’acquisition possible – à savoir, la notation musicale occidentale – l’approche musicale, dans son essence, se relie à un processus beaucoup plus intuitif et immédiat. Surtout lorsqu’on constate, en effaçant les frontières (actuelles) entre les arts, que la musique a toujours été (et le demeure) associée à l’action scénique. Rythme, dynamique, tempo, phrasé et harmonie, par exemple, sont des concepts directement applicables aussi bien à la pratique musicale qu’à celle du théâtre, même lorsque ce dernier ne se sert pas de partitions et œuvres musicales entendues comme tel.

Bio :

Docteur en Études Théâtrales par l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 et l’Université de São Paulo (USP), je suis acteur, metteur en scène, dramaturge, musicien et chef de choeur brésilien. SACRe est mon deuxième doctorat, que j’ai choisi pour sa double nature pratique et théorique, alliant la recherche en art et la création artistique.

Diplômé de lettres modernes à l’Université de Brasilia, je me suis formé en France à l’École Internationale Jacques Lecoq, à l’École Supérieure d’Art Dramatique (ESAD) et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. J’ai également une licence et un master en histoire de l’art et muséologie de l’École du Louvre.

J’ai travaillé, notamment, avec Jean-Louis Hourdin, Sophie Loucachevsky, Fausto Paravidino, Jacques Rebotier, Yoshi Oida, Christiane Jatahy, Meredith Monk, Antônio Araújo, Nada Strancar, Éric Ruf, entre autres.

Je conçois et dirige des stages de techniques théâtrales en France et au Brésil et j’ai intervenu dans plusieurs colloques et rencontres internationales autour de la création théâtrale, notamment (Paris III et Festival Reims scènes d’Europe, février 2015) ; (Paris VIII, décembre 2014) ; (Paris III, mars 2014) et (LABEX CAP/ CRAL-HICSA ; Université de Picardie Jules Verne et INHA, mai 2013). Je co-organise en novembre 2015 un colloque international mêlant recherche et pratique, conçu avec deux collègues doctorantes en études théâtrales, intitulé , soutenu par le LABEX Arts-H2H et la Maison des Sciences de l’Homme et en partenariat avec le CNSAD, l’université Paris VIII, l’Université de Picardie et deux universités brésiliennes.

J’ai publié plusieurs articles et essais, notamment dans l’ouvrage , éd. L’Entretemps, 2014 ; et , éd. Les Solitaires Intempestifs, 2015.

Je dirige, depuis 2015, le Choeur du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Mon projet de recherche SACRe, , se fait sous la direction de Jean-François Dusigne (Paris VIII) et mes encadrants artistes sont Sylvie Deguy (CNSAD) et Luis Naon (CNSMDP). Ma dernière création, THÉÂTRE, projet choral avec une cinquantaine d’interprètes de diverses nationalités a eu lieu en avril 2015 au CNSAD.

Vsevolod Meyerhold

Jean-Luc Nancy

Fernando Pessoa

SACRe - Jagna Ciuchta

Exposition — glissement de la structure, éclatement de la signature

Première inscription : 2014 Directeur de thèse : Guitemie Maldonado Encadrant artiste : Dominique Figarella Discipline : Arts visuels

SACRe - Julien Descherre

Le concept de T(t)erre comme conduite d’un design éthique

Première inscription : 2014 Directeur de thèse : Marc Crépon, PR ENS Co-directeur de thèse : Olivier Peyricot, Designer Discipline : Philosophie et Design

Bio / Résumé :

Né en 1978, je suis designer, diplômé de l’université Paris-IV-Sorbonne où j’ai soutenu en 2007 un master II portant sur l’architecture hospitalière. Je suis ensuite entré à l’Ecole Boulle où j’ai suivi pendant deux années une formation d’ébéniste-marqueteur. J’ai effectué à cette occasion un stage au Mobilier National à l’ARC, section métal puis bois et composites. J’ai ensuite intégré en 2011 l’EnsADLab dans le programme de recherche SAIL (sciences et design) dans lequel je me suis inspiré de phénomènes lumineux relatifs à l’optique géométrique, réflexion et réfraction notamment, observés et expérimentés dans l’eau puis traduits dans le verre afin de produire des objets du quotidien, des lampes veilleuses notamment, enrichies par la poétique de ces phénomènes.

En parallèle de cela, j’ai participé en 2011 à une masterclass organisée par l’INMA, portant sur le design et le bois en Finlande. En 2012 j’ai créé mon propre studio de design (objets, mobiliers, produits) et j’ai présenté mon travail dans divers salons tels l’Arena Design de Poznan en Pologne en février 2014, ou encore le Salone Internazionale del Mobile (Satellite) à Milan en avril de la même année. Mes travaux et recherches se sont donc toujours situés à mi-chemin entre théorie et pratique.

Mon sujet de thèse dans le cadre du doctorat SACRe à l’ENS s’intitule : ‘‘Le matériau terre comme méthodologie d’un design éthicosmopolitique’’. Mon directeur de thèse est le philosophe Marc Crépon, directeur du département de philosophie de l’ENS Paris et directeur de recherche au CNRS et mon co-directeur est le designer et théoricien Olivier Peyricot, directeur du pôle recherche et expérimentation de la Cité du design de Saint-Etienne. Plusieurs experts sont associés à ce travail, notamment Michel Morange, professeur de biologie à l’université Paris-6 et à l’ENS, directeur de recherche du Centre Cavaillès d’Histoire et de Philosophie des sciences de l’ENS.

Dans le cadre de cette thèse, je souhaite adopter une posture critique en interrogeant le design, qui, véritable enjeu de société car omniprésent, est trop souvent soumis à la loi du marketing en tant qu’instrument de contrôle social. Ce questionnement se fera d’un point de vue conjointement éthique et politique, à travers le matériau terre, dans le but de faire du design, non pas un instrument de complaisance, mais bien un régénérateur du corps social, des milieux (naturel, technique, institutionnel et symbolique).

1 Terme que j’emprunte à Marc Crépon dans son livre , paru en 2012 aux Editions du Cerf.

SACRe - Esther Jacopin

La continuité stéréoscopique : correspondances et discontinuité

Première inscription : 2014 Directeur de thèse : Giusy Pisano, PR ENS Lyon Encadrant artiste : Sabine Lancelin, directrice de la photographie / Jeanne Guillot, stéréographe Discipline : Cinéma Date de soutenance : 2 décembre 2017

Composition du jury :

Résumé :

Réalisée au sein du doctorat SACRe, la démarche de cette thèse est celle d’une recherche par la pratique. Elle est constituée de deux films en 3D stéréoscopique (3Ds). Ils sont accompagnés d’un manuscrit qui fait état des explorations et met en forme la réflexion menée au cours des trois années de doctorat. Dans un premier temps, la thèse s’emploie à définir la notion de continuité au cinéma. Elle conduit à l’identification des éléments requis pour l’existence de la continuité d’une part, et pour sa compréhension d’autre part, permettant ainsi d’établir un modèle de la continuité cinématographique, qui partage certains de ses principes avec d’autres domaines, tant scientifiques qu’artistiques. Nous analysons ensuite le cas singulier de la stéréoscopie, entre continuités et discontinuités. Cette étude technique et perceptive permet d’aborder pleinement les spécificités de cette technique, afin de faire l’état des lieux de la continuité dans le cinéma en 3D stéréoscopique. La recherche s’achève en mettant en lumière les possibilités artistiques inexplorées en 3Ds, parmi lesquelles celle d’enrichir la continuité stéréoscopique en s’inspirant de la façon dont l’architecture et la musique ont traité les notions de continuité et de discontinuité. Nous avons expérimenté certaines de ces possibilités au travers de deux courts métrages, dont nous rendons compte dans la dernière partie du manuscrit.

SACRe - Hadrien Jean

Ré-apprendre à percevoir la musique : paradigme d’entrainement perceptif

Première inscription : 2014 Directeur de thèse : Daniel Pressnitzer, PR ENS Discipline : Sciences cognitives

Bio / Résumé :

Malgré l’évolution de la qualité de la perception sonore chez les malentendants grâce aux progrès dans le domaine du traitement du signal, un besoin subsiste concernant les situations d’écoute difficiles, comme la compréhension de la parole dans le bruit ou la perception musicale. Le consensus actuel est que l’entraînement perceptif, par son action au niveau du système nerveux central, représente une source d’amélioration des capacités perceptives pourtant peu exploitée. L’objectif de ce projet est donc de mettre en place des outils d’entraînement perceptif auditif fondés sur la pratique musicale, mais destinés à des non-musiciens. L’apprentissage sera évalué grâce à des outils psychophysiques, et des données électrophysiologiques (EEG) seront enregistrées pendant les différentes phases du protocole. Des techniques de reconstruction du signal seront appliquées et la possibilité d’utiliser ces données sous forme de neurofeedback sera évaluée.

Résumé des différentes étapes du projet

Contexte La compréhension du langage, ou de la musique ne consiste pas uniquement en une représentation passive des informations acoustiques. Elle dépend également des traitements cérébraux actifs et complexes dont ces informations vont faire l’objet. L’apparente facilité avec laquelle nous appréhendons le monde sonore ne doit pas laisser penser que ces traitements sont triviaux. Par exemple, malgré d’importants progrès technologiques liés au traitement du signal dans les prothèses auditives pour auditeurs malentendants, les capacités des patients sont encore bien inférieures à celles des normo-entendants. Notamment, la compréhension du langage est altérée, voire rendue impossible, lorsque l’environnement est bruyant, lorsque le signal acoustique est particulièrement riche comme pour l’écoute de la musique, ou lorsque la qualité des signaux acoustiques n’est pas optimale (comme dans le cas de conversations téléphoniques). Cela est imputé au fait que les pertes auditives périphériques (destruction des cellules ciliées de la cochlée, par exemple) entraînent une dégradation des capacités de traitement par le système nerveux central (à cause de réorganisations neuronales, notamment ; Doucet et al., 2006). Pour cette raison, malgré une bonne qualité théorique du signal transmis par l’aide auditive, les capacités perceptives ne sont pas totalement retrouvées. La capacité à ré-entendre grâce à l’utilisation d’une aide auditive n’est donc pas automatique. Cependant, l’amélioration observée des performances de compréhension de la parole pendant les premiers mois d’utilisation d’une aide auditive témoigne d’une certaine plasticité cérébrale. Or, il semble que cette propriété plastique du cerveau peut être sollicitée pour améliorer la récupération perceptive en combinant l’apprentissage « passif » (exposition quotidienne aux signaux fournis par l’aide auditive) à un apprentissage « actif » (Anderson et Kraus, 2013). Le système auditif est en effet très labile et un apprentissage perceptif peut se mettre en place de façon rapide et durable (Agus et al., 2010, 2013). Des programmes commerciaux d’entraînement de plus en plus nombreux sont donc élaborés de manière à catalyser la réhabilitation des capacités perceptives (Sound and Way beyond, Listening and Communication Enhancement, eARena…).

Objectifs et méthodologie L’objectif est de développer des outils d’entraînement perceptif originaux permettant d’améliorer des capacités auditives telle que la perception de la parole dans le silence ou dans le bruit, mais également la perception musicale. La première étape consistera à mettre en place un paradigme interactif inspiré de la pratique musicale (mais destiné à des non-musiciens). Les musiciens présentent en effet de meilleures capacités de perception en ce qui concerne les différents paramètres sonores, mais ils ont également de meilleures aptitudes de traitement du langage que les non-musiciens (Musacchia et al., 2007). De plus, la pratique musicale est corrélée à une bonne réhabilitation auditive des patients qui utilisent une aide auditive (Chen et al., 2010). Les outils d’entraînement perceptif élaborés combineront donc les caractéristiques propres à l’entraînement musical, comme l’utilisation de la boucle audio-motrice. L’hypothèse est que la perception auditive est plus largement sollicitée lorsqu’elle est destinée à contrôler une production (dans le cas d’un ajustement de fréquences sonores, par exemple). En outre, les caractéristiques que l’on sait influentes sur la qualité de l’apprentissage perceptif et sur sa généralisation seront utilisées (comme la nature du feedback donné au participant ou la variété des stimuli utilisés, Deveau et al., 2014).

La deuxième étape sera ensuite de tester le protocole d’entraînement perceptif mis en place sur l’individu sain de manière à évaluer l’apprentissage dans le cadre des stimuli utilisés, mais également sa généralisation à d’autres types de stimuli. Cette évaluation sera faite à l’aide d’outils psychophysiques (comme des tâches de perception du signal dans le bruit), et des enregistrements électrophysiologiques (EEG) seront réalisés à intervalles réguliers du protocole. Le signal recueilli par EEG peut être un indicateur précis de la manière dont le stimulus a été traité. Notamment, des techniques récentes de reconstruction du signal EEG peuvent être appliquées de manière à calculer la force de sa corrélation avec le signal acoustique original (Mesgarani et al., 2012 ; O’Sullivan et al., 2014). Une hypothèse est que si le protocole d’apprentissage est efficace, l’amélioration des performances aux tâches comportementales pourrait s’accompagner d’une corrélation plus forte entre le signal EEG et le signal acoustique correspondant. Cela fournirait un indice électrophysiologique permettant de préciser les mécanismes sous-jacents à l’amélioration des performances comportementales, et aussi, idéalement, d’en donner une mesure objective rapide et efficace. En outre, si cette hypothèse selon laquelle l’apprentissage perceptif est associé à une meilleure corrélation entre signal acoustique et signal EEG est vérifiée, une nouvelle expérience sera mise en place, dans laquelle l’auditeur sera informé en temps réel de la force de cette corrélation sous la forme de neurofeedback. Essai par essai, la valeur de la corrélation entre reconstruction et signal sera indiquée à l’auditeur. La littérature actuelle concernant le neurofeedback (Zoefel et al., 2011) suggère qu’une telle information serait à même d’accélérer l’amélioration des performances, bien que cela n’ait jamais encore été testé avec un neurofeedback aussi spécifique que celui que nous proposons. Enfin, la dernière étape sera de tester le paradigme d’apprentissage perceptif sur les populations concernées par les difficultés de perception auditive. Il s’agira des patients récemment équipés d’aides auditives. Les adultes âgés pourront également être concernés car bien qu’une partie des difficultés liées à la presbyacousie soient d’origine périphérique, certaines études montrent l’impact des mécanismes centraux. Notamment, la perception de la parole dans le bruit est moins bonne chez les adultes âgés que chez les adultes jeunes, même dans les cas où les seuils acoustiques sont équivalents (Tun et al., 2002).

Bibliographie Agus, T. R., Pressnitzer, D. (2013). The detection of repetitions in noise before and after perceptual learning. The Journal of the Acoustical Society of America, 134(1), 464–473. Agus, T. R., Thorpe, S. J., Pressnitzer, D. (2010). Rapid formation of robust auditory memories: insights from noise. Neuron, 66(4), 610–618. Anderson, S., Kraus, N. (2013). Auditory Training: Evidence for Neural Plasticity in Older Adults. Perspectives on Hearing and Hearing Disorders: Research and Diagnostics, 17(1), 37–57. Chen, J. K.-C., Chuang, A. Y. C., McMahon, C., Hsieh, J.-C., Tung, T.-H., Li, L. P.-H. (2010). Music training improves pitch perception in prelingually deafened children with cochlear implants. Pediatrics, 125(4), e793–800. Deveau, J., Ozer, D. J., Seitz, A. R. (2014). Improved vision and on-field performance in baseball through perceptual learning. Current Biology, 24(4), R146–R147. Doucet, M. E., Bergeron, F., Lassonde, M., Ferron, P., Lepore, F. (2006). Cross-modal reorganization and speech perception in cochlear implant users. Brain, 129(12), 3376–3383. Mesgarani, N., Chang, E. F. (2012). Selective cortical representation of attended speaker in multi-talker speech perception. Nature, 485(7397), 233–236. Musacchia, G., Sams, M., Skoe, E., Kraus, N. (2007). Musicians have enhanced subcortical auditory and audiovisual processing of speech and music. Proceedings of the National Academy of Sciences, 104(40), 15894–15898. O’Sullivan, J. A., Power, A. J., Mesgarani, N., Rajaram, S., Foxe, J. J., Shinn-Cunningham, B. G., … Lalor, E. C. (2014). Attentional Selection in a Cocktail Party Environment Can Be Decoded from Single-Trial EEG. Cerebral Cortex (New York, N.Y.: 1991). Tun, P. A., O’Kane, G., Wingfield, A. (2002). Distraction by competing speech in young and older adult listeners. Psychology and Aging, 17(3), 453–467. Zoefel, B., Huster, R. J., Herrmann, C. S. (2011). Neurofeedback training of the upper alpha frequency band in EEG improves cognitive performance. NeuroImage, 54(2), 1427–1431.

SACRe - Elizaveta Konovalova

Contexte Limite

Première inscription : 2014 Directeur de thèse : Alain Bonfand, HDR ENSBA Co-directeur de thèse : François-René Martin Encadrant artiste : Dominique Figarella Discipline : Arts visuels

Bio / Résumé :

Je suis née à Moscou en 1986. De 2005 à 2010 j’ai suivi la formation à l’Ecole des Beaux Arts de Paris dans l’atelier de Jean-Luc Vilmouth. Après le diplôme mon parcours a été ponctué de séjours en résidence d’artistes, qui ont en grande partie structuré et dirigé l’évolution de ma pratique : La Malterie à Lille, NAIRS à Scuol en Suisse, NCCA à Kronstadt en Russie, Frise Kunstlerhaus à Hambourg en Allemagne. Ces voyages ont été déclencheurs de nombreux projets et réflexions. A présent avec mon projet de thèse je souhaite me consacrer à l’étude d’un territoire précis – la région de Kaliningrad.

Le point de départ de ce projet s’est esquissé lors de ma première visite dans la région de Kaliningrad en janvier 2014. J’ai découvert alors un site exceptionnel, échappé à la règle, un territoire à identité trouble, immergé dans un état d’incertitude prolongée, quand à son statut et à son devenir.

Anciennement partie de la Prusse Orientale, la région appartient à l’URSS depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, et suite à l’éclatement du bloc soviétique, se retrouve à l’extrême ouest de la Russie, séparée de son territoire principal par deux frontières. Désormais, la région de Kaliningrad est une enclave, un îlot russe au milieu de l’Europe de l’Est. Son éloignement géographique du reste de le Russie, ainsi que son passé hanté par les sujets tabous (tout particulièrement, la déportation de la population allemande en 1945) ont provoqué un délaissement progressif de ce territoire à tout niveau – en architecture, les vestiges du patrimoine allemand, ainsi que l’héritage soviétique, mais aussi bien le paysage naturel subissent le même sort : l’abandon. Le paysage de la région – entre un état de délaissement absolu et des formes spontanées de renaissance du contexte, singulières, hybrides – présente désormais le reflet éloquent de tourmentes qui ont marqué son histoire et de tentions qui l’animent encore aujourd’hui.

Le coeur de ma recherche se situe ainsi dans la quête de moyens plastiques capables d’initier un dialogue avec ce territoire, de mettre en lumière son contexte, de l’interroger, de créer des points de vue.

SACRe - Quentin Mornay

Woyzeck, Une scène d’Europe

Première inscription : 2014 Directeur de thèse : Alain Bonfand, HDR ENSBA Encadrant artiste : Emmanuel Saulnier, sculpteur ENSBA Discipline : Arts visuels

Bio / Résumé :

Je suis né en 1987 en Picardie. Après une année d’hypokhâgne, j’ai intégré l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dont je suis sorti diplômé en 2012. J’ai étudié aux Etats-Unis à la . J’ai participé à plusieurs expositions, à la Galerie Diego Riviera à San Francisco, au à Los Angeles, au 104 à Paris ou encore au Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Dans l’exposition que j’intitulais le, j’agençais des sculptures à un livre de photographies. Un montage alterné où la forme centrale était celle d’un retable fermé qui ne pouvait s’ouvrir que de l’intérieur. Autour de ce mystère s’organisait une scénographie qui prolongeait dans l’espace les photographies du livre. Cet accrochage s’est construit d’après un travail théorique où j’opérais un rapprochement entre le de Buchner et de Paul Celan. J’y étudiais ce que le collage de ces deux textes dit du langage poétique. Le lien qu’ils entretiennent avec leurs silences, et comment ce silence peut s’incarner? Ma démarche part toujours d’un montage. En sculpture, comme en photographie ou dans des installations, il s’agit de rassembler des choses d’une nature hétérogène autour d’une intuition, d’une sensation ou d’une idée plastique.

Je suis aujourd’hui doctorant dans le programme SACRe de PSL. Ma thèse s’intitule ; sa direction est assurée par Alain Bonfand. Ce projet consiste en une investigation sur la généalogie des thèmes qui fondent le drame de Büchner et comment ceux-ci remontent à la surface de l’espace européen actuel. La colonne vertébrale de ma thèse est un film qui se divise en trois séquences. Chacune de ces séquences détermine un moment de production pour les trois années du programme. En parallèle à leurs réalisations un réseau de pièces, faisant appel entre autre à la photographie et à l’animation 3D, prend source dans la situation européenne actuelle. La production de ces éléments sera le moment d’un déplacement de la fiction du film vers une situation réelle.

Curriculum Vitae né en 1987, vit et travaille à Paris

Expositions , exposition des félicités des Beaux-Arts de Paris, 104, Paris, 2013 , Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris, Paris, 2012 , (exposition personnelle), ENSBA, Paris 2012 , Californian Creating Center for Photography, Los Angeles, 2011 , (exposition personnelle), ENSBA, Paris, 2010 , Frac Marseille, 2010 , Galerie des Beaux-arts de Paris, 2009

Bourse/Mécénat Mécénat Takasago, workshop Japon, 2010 Bourse Colin lefranc pour la San Francisco Art institute, 2011 Contrat doctoral du programme SACRe de Paris Science et Lettres, 2014

Diplômes DNSAP, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris avec les félicitations du jury à l’unanimité, 2012 DNAP, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, 2010

Formations 2014 Contrat doctoral, programe SACRe, Paris Science et Lettres, pour le projet de thèse Woyzeck, une scène d’europe, rattaché aux Beaux-Arts de Paris. 2007/2012 Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, Atelier Emmanuel Saulnier. 2012 Mémoire sous la direction d’Alain Bonfand, Interstice et Silence, étude du Lenz de Buchner et de l’Entretien dans la montagne de Paul Celan. 2011 San Francisco Art Institute, département de photographie atelier de Henri Wessel 2006/2007 Hypokhâgne, Lycée Honoré de Balzac, Paris.

Publications A paraître , Edition Loco , catalogue de l’exposition au 104, Edition des Beaux-Arts. in photography curating Linda connor, SFAI Edition, 2011.

Expériences professionnelles 2014, réalisation du film pour la mise en scène des, de Werner Schwab par Yordan Goldwaseer, Théâtre 95, Cergy 2014, photographe, archivage du paysage en Pyrénées orientales, commande Centre d’aménagement urbain et environnemental 66 2012, Assistant mise en scène – , oratorio d’Alessandro Scarlatti mise en scène de Perrine Mornay, Abbaye de Royaumont, compagnie « mais encore pourquoi pas ». 2012, Assistant mise en scène – Hapax, d’après le de Wiltord Gombrowiz mise en scène d’Olivier Boréel, Groupe Duende, Théâtre du Colombier, Bagnolet 2010- Assistant mise en scène, , mise en scène Perrine Mornay, Anis Gras, Arcueil. 2006, Assistant à la création lumière, , D’après «Couple Passant» de Botho Strauss, mise en scène de Perrine Mornay, La générale en manufacture.

Dépaysement

L'identification des personnages doit beaucoup à M. François Lesavre, petit-neveu de Félix Marie par son frère Paul.

2 Fi 1013-1014 : photographies de famille (don de M. Lesavre, mai 2009)

Le Service historique de la Défense (Vincennes) conserve le fonds d'archives du colonel Félix Marie (Z 35 600 - Z 35 624). On y trouve des papiers personnels, des documents sur sa carrière militaire, plusieurs études sur l'aéronautique. Ce fonds a été acquis en 1994 ; il a fait l'objet d'un classement et d'un instrument de recherche rédigé en 2000 par l'aviateur Godicheau et Maud Jarry (50 p.).

Lassalle (Émile-Jean), Les 100 premiers aviateurs brevetés au monde et la naissance de l'aviation . Paris, Nauticaero, 1960.

Lesavre (F.), Notes de recherches sur les colonels Félix et Paul Marie.

mercredi 25 mars 2009

mardi 3 octobre 2017

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Typologie : photographie
Origine : Marie, Félix

Plier tout | Déplier tout

Entreprise familiale de lavandiculture à Sault Distillerie de lavande à la Serène Vue de la fabrique • 1902 Paul Raymond, Mlle Régina, Léontine Marie et Gabrielle Marie dans une charrette sur la route de la ferme Léontine Marie, Gabrielle Marie, Paul Raymond et Mlle Regina dans une charrette devant la distillerie Léontine Boy, Paul Raymond, Gabrielle Marie et Mlle Regina à l'arrière de la distillerie Employés de la distillerie François Constantin, contremaître de Joseph Marie François Constantin, contremaître, et son épouse Marie Pascal Marie Constantin, épouse de François Constantin Marie Constantin, François Constantin, Henriette Pascal avec probablement sur ses genoux Antonia Jean Compositions florales de lavande en osier et en tissu Composition 1 Composition 2 Composition 3 Composition 4 Affiche représentant neuf sortes de compositions Vie familiale et amicale Félix Marie, sa famille et ses amis Félix Marie En habits civils Félix Marie au pied d'un mur dans un jardin • [vers 1900] Félix Marie appuyé à la rambarde en pierre d'une terrasse Félix Marie appuyé contre un arbre Félix Marie devant la verrière de la serre de la maison Magnan à Sault.

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